La littérature au service de la mémoire
La science avance par la preuve.
La littérature, elle, avance par la trace.
Et ce sont souvent ces traces qui redonnent vie à celles que la mémoire collective a oubliées.
Des récits qui réparent l’invisible
Biographies, romans, bandes dessinées : les œuvres contemporaines racontent la vie de chercheuses restées dans l’ombre, et replacent leurs découvertes dans le grand récit du savoir.
C’est une autre manière d’écrire l’histoire des sciences : plus humaine, plus juste. On ne parle pas seulement de résultats, mais de vies, de contextes, de combats.
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Écrire sur ces femmes, c’est résister à l’oubli. Les mots et les phrases deviennent des preuves : là où les institutions ont effacé, la littérature se souvient.
- Biographies : reconstituer une trajectoire.
- Romans : rendre sensible une époque.
- BD : transmettre autrement, plus largement.
Des récits consacrés à Lise Meitner ou Rosalind Franklin rappellent qu’à chaque découverte, il y a une personne, une intuition, parfois une lutte.
Un pont entre science et culture
La science découvre, la littérature raconte. En redonnant une place à celles qu’on a effacées, les œuvres construisent une autre forme de vérité : celle de la mémoire.
Et si la vérité finit toujours par se savoir, c’est peut-être parce qu’elle finit toujours par se raconter.