Un film qui glorifie la bombe
Le film s’ouvre sur des visages concentrés, des laboratoires, des explosions spectaculaires. La fission nucléaire devient un symbole d’ingéniosité humaine et de puissance militaire.
Mais il y a une ombre : en glorifiant la bombe d’Hiroshima et Nagasaki, le documentaire agit comme un écran, occultant l’horreur au profit d’un triomphe scientifique.
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La science au service de la politique
Rien, dans Atomic Power, n’est laissé au hasard. Voix-off solennelle, musique héroïque, montage rythmé : chaque plan est un geste politique.
Cette glorification du nucléaire s’accompagne d’une caution scientifique. Le récit efface les victimes et donne à la bombe l’apparence d’une solution.
Même dans la mise en scène, la science n’est plus neutre : elle devient un argument.
Le nucléaire au cinéma
Le cinéma s’est rapidement emparé du nucléaire : symbole de destruction, mais aussi de fascination.
« La science nous a donné le pouvoir de transformer le monde, mais pas toujours la sagesse de le diriger. »
Un héritage ambigu
Atomic Power n’est pas un simple film d’époque : c’est le miroir d’une génération persuadée de pouvoir dominer le monde par la science.
Il montre que la science, lorsqu’elle sert un discours politique, peut devenir un récit - une vérité.
Entre fascination et danger, le documentaire révèle les tensions permanentes du nucléaire. Même après le fracas de la bombe, la question demeure : comment s’assurer que la science reste un progrès ?